Commencez par la liste des portes d’entrée
Avant de toucher à l’outil, notez toutes les façons dont un prospect peut vous demander un devis depuis votre site. En général, il y en a trois ou quatre :
- le formulaire de demande de devis ;
- le formulaire de contact général, quand il sert aussi aux devis ;
- le clic sur votre numéro de téléphone, surtout sur mobile ;
- le clic sur votre adresse email.
Chacune deviendra un objectif. Gardez des noms simples et stables : « Demande de devis », « Contact », « Appel », « Email ». Vous les lirez pendant des années.
Créez l’objectif « Demande de devis »
Il y a trois façons de faire, de la plus simple à la plus précise.
Avec une page de remerciement
Si votre formulaire mène à une page « Merci, nous revenons vers vous », c’est la méthode à préférer : rien à modifier sur le site. Dans Equateur Analytics, choisissez le modèle Demande de devis et indiquez l’adresse de cette page, par exemple /devis/merci.
Deux précautions :
- vérifiez l’adresse réelle en envoyant un vrai formulaire de test ; l’éditeur d’objectifs vous propose les chemins réellement vus sur votre site, et vous prévient si un objectif ne s’est jamais déclenché ;
- empêchez l’indexation de la page de remerciement (balise
noindex), pour que personne n’y arrive depuis Google sans avoir rempli le formulaire.
Avec un attribut sur le formulaire
Si le formulaire affiche un message sans changer de page, ajoutez un attribut au formulaire. Aucun JavaScript à écrire :
<form data-eq-event="Demande de devis">
…
</form>
L’événement part à l’envoi du formulaire. Mettez l’attribut sur le formulaire ou sur le bouton, jamais sur les deux, sinon chaque demande compte deux fois.
En JavaScript, après la réponse du serveur
L’attribut compte un envoi, pas un succès : si le serveur refuse le formulaire, l’envoi est quand même compté. Quand la précision compte, appelez Equateur Analytics seulement une fois la demande enregistrée :
equateur('Demande de devis', { props: { formule: 'renovation' } });
Le détail formule est facultatif. En mode exempté, seules quelques clés courtes sont acceptées (offre, formule, categorie, methode, etape, fichier, vers). N’y mettez jamais un nom, un email ou un numéro de client.
Sur WordPress
L’extension Equateur Analytics pour WordPress reconnaît les envois réussis de Contact Form 7 et de WPForms, et propose de les transformer en objectifs. Vérifiez le nom de l’objectif créé, puis passez à la suite.
Ajoutez les appels et les emails
Le script repère tout seul les clics sur un lien tel: ou mailto:. Activez les modèles Appel téléphonique et Email : il n’y a rien d’autre à faire. Si vous ne les avez pas encore activés, le résumé du lundi vous signale les clics qu’il a vus.
Un clic sur un numéro n’est pas un appel abouti : c’est une intention d’appeler. Sur ordinateur, il ouvre parfois une application que personne n’utilise. Lisez ce chiffre comme une tendance, et comparez-le avec le nombre d’appels que vous recevez vraiment.
Donnez une valeur à une demande
Un objectif sans valeur vous dit « combien ». Avec une valeur, il vous dit « combien ça rapporte », et vous pouvez comparer une source qui amène peu de demandes très qualifiées avec une source qui en amène beaucoup de médiocres.
Le calcul tient en une ligne :
valeur d’une demande = montant moyen d’un devis signé × part des demandes qui aboutissent
Exemple : vos chantiers signés font en moyenne 2 400 €, et une demande sur cinq aboutit. Une demande vaut donc 480 €. Indiquez ce montant comme valeur par défaut de l’objectif. Faites de même, en plus prudent, pour les appels et les emails.
Ce n’est pas votre chiffre d’affaires : c’est une estimation qui sert à comparer les sources entre elles. Révisez-la une fois par an.
Nommez vos liens
Equateur Analytics range seul la plupart des visites : moteurs de recherche, réseaux sociaux, webmails, assistants IA, sites référents. Pour vos propres liens, ajoutez des paramètres de campagne, sinon ils se perdent dans le « direct ».
| Lien | Ce qu’il faut ajouter |
|---|---|
| Votre fiche d’établissement Google | ?utm_source=fiche-google&utm_medium=referral |
| Votre lettre d’information | ?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=lettre-octobre |
| Une publication LinkedIn | ?utm_source=linkedin&utm_medium=social |
| Un partenaire ou un annuaire payant | ?utm_source=nom-du-partenaire&utm_medium=referral |
La fiche d’établissement Google mérite une attention particulière : sans paramètre, ses visites se mélangent avec la recherche classique, alors que ce sont souvent les prospects les plus proches de la demande.
N’utilisez jamais un paramètre pour identifier une personne (utm_campaign=client-4821). Equateur Analytics regroupe de toute façon les valeurs vues sur moins de 3 visites sous « Autres campagnes ».
Lisez le résultat
Dans le tableau de bord, la question « Qu’est-ce qui convertit ? » montre chaque objectif, puis les sources qui l’amènent. Voici à quoi ressemble un mois typique pour une entreprise de rénovation :
| Source | Visites | Demandes de devis | Taux | Valeur |
|---|---|---|---|---|
| Recherche Google | 1 840 | 22 | 1,2 % | 10 560 € |
| Fiche d’établissement Google | 310 | 14 | 4,5 % | 6 720 € |
| Direct | 620 | 9 | 1,5 % | 4 320 € |
| 540 | 3 | 0,6 % | 1 440 € | |
| Newsletter | 95 | 4 | 4,2 % | 1 920 € |
Chiffres d’exemple.
Ce tableau dit deux choses qu’un simple compteur de visites cache : la fiche d’établissement amène six fois moins de visites que la recherche, mais deux tiers autant de demandes ; et Facebook amène du monde qui ne demande presque rien. Cela ne veut pas dire qu’il faut abandonner Facebook. Cela veut dire qu’il ne faut pas le juger sur ses visites.
Les limites à connaître
- Une visite, une source. Une demande est attribuée à la source de la visite pendant laquelle elle a eu lieu. Quelqu’un qui découvre votre site par Google lundi et revient taper votre adresse jeudi pour demander un devis sera compté en « Direct ». C’est le prix d’une mesure qui ne reconnaît pas les visiteurs d’un jour à l’autre : le direct est souvent surestimé comme source de demandes, et les sources de découverte (recherche, réseaux sociaux) sous-estimées.
- Les petits volumes. Avec 4 demandes en un mois, un taux de conversion de 4,2 % ou de 2,1 % ne veut rien dire. Comparez sur trois mois ou un an : Equateur Analytics affiche jusqu’à 12 mois et la comparaison avec l’an dernier. Dans une vue filtrée, les lignes de moins de 3 visites sont regroupées, pour protéger l’anonymat des visiteurs.
- Les formulaires hébergés ailleurs. Un formulaire Typeform ou un agenda Calendly affiché dans une fenêtre intégrée ne laisse rien voir à votre site. Configurez-les pour qu’ils redirigent vers votre propre page de remerciement.
- Le téléphone hors site. Un prospect qui note votre numéro sur la page et appelle plus tard ne laisse aucune trace. Demandez « Comment nous avez-vous connus ? » au téléphone, et comparez.
Un rythme qui tient
Le lundi, le résumé par email vous dit si quelque chose a vraiment bougé : une source qui amène nettement plus de demandes, ou un objectif qui ne se déclenche plus (souvent un formulaire cassé). Une fois par mois, ouvrez « Qu’est-ce qui convertit ? » sur le mois précédent et posez-vous une seule question : où mettre mon temps et mon budget le mois prochain ?
Pour aller plus loin, la documentation détaille chaque méthode, et le modèle de paragraphe pour votre politique de confidentialité vous évite d’oublier le lien d’opposition.